Partager l'article ! Les stages de remise à niveau CM: Les indications entre crochets sont encore à vérifier. À suivre… Des stages de ...
Les indications entre crochets sont encore à vérifier. À suivre…
Des stages de remise à niveau pour les élèves de CM1 ou CM2 ont été mis en place depuis […]. Ils sont gratuits pour les familles.
Ils consistent à réunir des élèves volontaires par groupes de 6 maximum pendant une semaine des vacances de Printemps [et/]ou une semaine d’été (première semaine de juillet ou dernière d’août).
Les stages sont dispensés par des enseignants volontaires (payés en heures supplémentaires par l’Éducation Nationale).
Ils font partie des nouvelles aides mises en place qui justifient aux yeux du Ministère la moins grande nécessité des RASED et permet d’expliquer la suppression de 3000 de ces postes.
(voir « Aides personnalisées » et "RASED ES+ ou ESB+ »)
Si ces stages peuvent apporter une aide à des élèves ayant besoin d’un coup de pouce, d’un soutien, c’est le choix ministériel de l’organisation de cette aide qui pose question.
En effet, pourquoi inscrire le traitement d’une des difficultés scolaires (en la faisant passer pour LA difficulté scolaire) en dehors des 24h hebdomadaires d’enseignement ?
Alors que la remédiation en classe est toujours en vigueur dans les Instructions Officielles.
Alors qu’un dispositif remplissant cette mission existe déjà et est assuré par des enseignants spécialement formés (les RASED) lorsque la remédiation s’avère insuffisante.
Que se passerait-il lorsque (localement ou à l’échelle nationale) les enseignants volontaires viendraient à manquer ? À qui serait alors confiée cette mission ?
À des vacataires ?
À des étudiants ?
À des organismes privés ?
Et dans ce dernier cas, qui les paierait ? L’État ? Les parents ?
Veut-on courir le risque de voir le traitement de la difficulté sortir des missions de l’école ? Et qu’il cesse d’être un service public en devenant un service payant pour les familles ?